Algérie - politique- Armée
Lahouari Addi appelle l'armée
à ''se réconcilier avec le peuple'' en faisant un ''dernier
coup d’Etat pour mettre fin au coup d’Etat permanent'' depuis le GPRA
Tizi-ouzou, 6 mai 2011 (bms) -
L'universitaire algérien, l'Oranais Lahouari Addi, appelle l'armée
algérienne à ''se réconcilier avec le peuple'' en
faisant un ''dernier coup d’Etat pour mettre fin au coup d’Etat permanent
et pour aider, comme en Egypte, la transition démocratique''.
''Pour éviter une confrontation
violente avec la population – car l’Algérie n’est pas à l’abri
de la fièvre démocratique qui s’est emparée de la
région – l’armée devrait mettre fin à la situation
d’exception héritée du passé et permettre à
un Conseil de transition d’organiser des élections dans un délai
de six mois à un an, des élections libres ouvertes à
toutes les sensibilités de la société. L’objectif
est de créer une nouvelle légalité reposant sur la
légitimité populaire. Le dernier coup d’Etat mettra fin à
la mystique populiste qui érige l’armée en souverain'', écrit
M. Addi dans une contribution
publiée jeudi par le quotidien El Watan.
''Faire appel à l’armée
pour une rupture du coup d’Etat permanent n’est pas un appel à un
putsch, mais au contraire, une tentative de débloquer la crise née
du renversement du GPRA et aussi de la volonté de l’armée
de se substituer au corps électoral exerçant en son nom la
souveraineté'', ajoute l'universitaire algérien comme pour
dire que le pays gagnerait à ce que ce soit l'armée qui se
saisisse de l'opportunité historique de l'ehure pour offrir la démocratie
aux algériens.
''Les générations
nées après l’indépendance sont attachées à
leur armée, car elles savent que leurs parents ont souffert pour
la créer durant la guerre de Libération nationale. Elle est
le seul acquis tangible du mouvement de libération nationale. C’est
aux officiers du commandement militaire de montrer qu’ils sont avec leur
peuple en prenant deux décisions : la destitution de Bouteflika
(abdelaziz, le président algérien en exwercice, ndlr) pour
maladie et incompétence, et la dissolution du DRS pour activités
illégales'', conclut M. ADDI.(BMS -
lire la contribution sur le site d'El Watan ou en
capture d'écran). (BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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