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Algérie-politique
Hocine
Aït-Ahmed du FFS trouve ''peu crédibles'' les propositions
de réformes proposées par Bouteflika
Tizi-ouzou, 11 juin 2011 (bms) -
Hocine Aït-Ahmed, le leader charismatique du Front des forces socialistes
(FFS) et personnalité historique de la révolution algérienne,
trouve ''peu crédibles'' les propositions de réformes proposées
par le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a chargé
une commission de recueillir les avis des partenaires et opposants du pouvoir
avant de décider de réformes à engager.
''Dans notre pays, la crise
nationale continue et les propositions de réformes proposées
par le Chef de l’Etat sont peu crédibles et peu susceptibles de
remédier au tsunami politique, économique et social provoqué
par la décennie de sang suivie par une décennie de prédation
de grande ampleur'', estime M. Ait
Ahmed Hocine estime dans une note aux militants, diffusée sur
le blog ffs1963.unblog.fr
qui défend les thèses du plus vieux parti d'opposition algérienne.
''Je m’interroge sur les fonctions
véritables assignées à cette commission. Objectivement,
on cherche à gagner du temps mais surtout à faire diversion'',
ajoute Ait Ahmed qui a critiqué la conclusion d'un ''train d’accords
commerciaux et financiers avec des partenaires étrangers'', jugeant
qu'ils risquent de compromettre la sécurité nationale ''voire
même la souveraineté du pays''.
''Nous dirons la vérité,
toute la vérité à l’opinion publique nationale et
en temps voulu, nous proposerons les mesures nécessaires pour empêcher
le bradage du pays'', promet Ait Ahmed dont la sortie intervient moins
de 24 heures après l'annonce de la participation aux consultations
politiques de l'ancien SG du FLN, Abdelhami Mehri, considéré
tout récemment proche des vues du FFS. D'ailleurs au moins un journal
évoquait samedi la possibilité d'une participation
de Hocine Ait Ahmed aux consultations de la commission de Abdelkader Bensaleh
(le chef du sénat), avec l'annonce de celle de Mehri. Ait Ahmed,
fidèle à lui-même, vient d'assener un énième
niet au pouvoir algérien.(BMS)
BELKACEMI Mohand Said
Le texte intégral de
son message
Note de Hocine Aït-Ahmed au
secrétariat national du FFS
Chers camarades,
A la suite de mes rencontres
avec, entre autres, notre Premier secrétaire et le Président
de notre Comité Ethique, je souhaiterai vous faire partager l’essentiel
de nos discussions.
Dans notre pays, la crise
nationale continue et les propositions de réformes proposées
par le Chef de l’Etat sont peu crédibles et peu susceptibles de
remédier au tsunami politique, économique et social provoqué
par la décennie de sang suivie par une décennie de prédation
de grande ampleur.
Je m’interroge sur les fonctions
véritables assignées à cette commission. Objectivement,
on cherche à gagner du temps mais surtout à faire diversion.
Comment peut-on choisir ce moment pour, dans l’opacité absolue,
conclure un train d’accords commerciaux et financiers avec des partenaires
étrangers ? C’est la sécurité nationale, voire même
la souveraineté du pays, qui peuvent être compromises.
Ne profite-t- on pas du contexte national et régional pour
dépecer le pays ? Certes ce pays ne peut pas s’arrêter
de vivre mais des décisions économiques et financières
qui engagent l’avenir de générations entières exigent
un débat transparent, sérieux et un consensus de la Nation.
Hier, des décisions ont été prises dans la précipitation
et l’opacité, alors que c’était le destin de tout le pays
qui se jouait. Pour nous, cette ère est révolue. Nous dirons
la vérité, toute la vérité à l’opinion
publique nationale et en temps voulu, nous proposerons les mesures nécessaires
pour empêcher le bradage du pays.
Revenons aux aspects politiques
de la crise, après avoir déstructuré les rapports
entre État et citoyens, puis entre les citoyens eux-mêmes,
le problème de gouvernance du pays est en train de détruire
les relations entre les institutions elles-mêmes. Ceci risque de
faire muter la crise de gouvernance en crise d’Etat défaillant.
Ce qui peut connecter l’Algérie de la manière la plus dangereuse
qui soit sur la crise globale.
Au plan régional, la
guerre de Libye résultant de l’action criminelle du régime
de Kadhafi et des visées impérialistes françaises,
britanniques et … américaines, fait craindre la perspective du chaos.
La position algérienne
est difficile à lire : d’une part un soutien officiel à Kadhafi
au nom de la stabilité quand d’autre part est menée, dans
la presse et sur les sites électroniques, une campagne totalement
alignée sur les positions françaises.
L’opinion publique quant à
elle a condamné la position de Kadhafi et déploré
le comportement officiel algérien. De même qu’elle condamne
l’agression militaire contre la Libye.
Par ailleurs, les turbulences
que traversent les jeunes Révolution tunisiennes et égyptiennes
inquiètent l’opinion et influent sur le moral. Mais elles confortent
l’opinion la plus large dans sa conviction que seule une action organisée
s’inscrivant dans une perspective démocratique et non violente peut
faire émerger une alternative sérieuse à la crise
nationale.
L’option du coup d’Etat défendue,
fait quelques émules mais n’arrive pas à convaincre au-delà
de quelques cercles très limités.
Chers camarades,
Pour ce qui concerne notre
parti, je souhaiterai d’abord vous renvoyer à l'adresse que j'avais
envoyée à la dernière session du Conseil national,
et qui se concluait ainsi: ” Ce moment est important et comme tel
il nous force à nous dépasser. Nous devons être capables
de donner le meilleur de nous-mêmes, non dans des actes faussement
héroïques et spectaculaires, mais dans la discipline que nous
saurons nous imposer. Une discipline qui nous forcera à nous dépasser
quotidiennement pour construire, construire, construire…
Là où certains
voudraient que l’on participe à leur œuvre de destruction de ce
bien, l’Algérie, dont l’Histoire et les générations
futures témoigneront combien nous avons œuvré à la
préservation.
Mais revenons à ce
moment précis dont il est important de prendre la juste mesure.
Nous avons tous pu mesurer le respect que nos compatriotes autant que nos
partenaires étrangers portent à notre parti. Ce respect,
nous avons le devoir de le faire fructifier en nous investissant dans la
construction des institutions capables, à partir du parti, d’aller
à la rencontre des algériennes et des algériens qui
partagent nos valeurs de démocratie, de liberté et d’engagement
citoyen.
J’ai à cet effet, et
après discussion avec la direction du parti, chargé cette
dernière de prendre un certain nombre de mesures allant dans le
sens de la mise en place des outils qui ont pour double mission d’accélérer
le processus d’ouverture sur la société et d’amorcer le processus
d’évaluation.
Nous avons déterminé
quatre chantiers à ouvrir en priorité : Les jeunes, Les travailleurs,
Les femmes et la feuille de route d’étape de restructuration du
parti.”
Chers camarades,
Pour nous donner les moyens
de réussir, j’ai demandé au Premier secrétaire de
réaménager le Secrétariat national en conséquence.
Enfin, je vous informe que
j’ai instruit le Président de notre Comité Ethique afin de
le renforcer et lui permettre de remplir ses missions et compétences.
Cette instance est appelée à jouer un rôle déterminant
dans la vie du parti au regard des défis que nous allons devoir
relever.
Je vous souhaite un bon travail.
Hocine
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Algérie-politique
Abdelhamid Mehri au secours
de la commission Bensaleh sur les réformes politiques
Tizi-ouzou, 11 juin 2011 (bms) -L'ex-secrétaire
général du Front de libération nationale, Abdelhamid
Mehri, a annoncé sa participation aux consultations sur les réformes
politiques menées par Abdelkader Bensaleh, président du sénat
algérien, avec deux autres membres, au nom du président algérien
Abdelaziz Bouteflika.
M. Mehri est ainsi, pour nombre
d'observateurs, d'un réel secours pour la commission Bensaleh dont
la crédibilité s'effilochait au fil des jours devant le peu
de poids politique des personnalités et autres partis qu'elle a
reçus jusqu'ici. Mehri apporterait ainsi de la crédibilité
à ces consultations non pas en raison de son poids politique dans
sa famille traditionnelle qu'est le FLN dont il a été S.G.
ou de son passé d'homme du système pour avoir été
ambassadeur à Paris (France), mais par sa proximité récente
avec le plus vieux parti de l'opposition algérienne, le Front des
forces socialistes (FFS) de Hocine Ait Ahmed, alors que celui-ci a vertement
critiqué ces consultations politiques et ne devrait pas y prendre
part.
Certains journaux de la presse
algérienne évoquaient samedi des garanties que Mehri aurait
obtenues sur le sérieux des consultations menées par la commission
Bensaleh pour justifier sa participation alors que d'autres pensent que
le vieux militant du FLN ne fait que ''rentrer dans les rangs'' de sa famille
politique traditionnelle. Cette sortie de Mehri arrive alors même
que l'un des membres de la commission Bensaleh, Mohamed Boughazi, est cité
la veille (vendredi) dans une enquête du journal El WATAN sur le
détournement de l'argent public de l'ANSEJ (agence de soutien aux
jeunes).
Par ailleurs, les consultations
menées par Bensaleh en compagnie de l'ex-général Touati
et Mohamed Boughazi, dévoilent encore une fois une absence (ou opposition?)
des hommes politiques issus de la région frondeuse qu'est la Kabylie.
A l'absence du FFS qui reste très influent dans cette région,
s'ajoute celle de son frère-ennemi, le Rassemblement pour la culture
et la démocratie (RCD) de Said SADI. Il est de notoriété
politique et publique que les autres partis et organisations ne mobilisent
pas grand chose en Kabylie face à ces deux partis.
Enfin notons ces réactions
postées sur un forum internet genre ''la moyenne d'âge de
ceux que Bensaleh consulte est de 60 ans, c'est-a-dire que la jeunesse
est absente (...), Mehri est un enfant du pouvoir, trois le peuple ne croit
pas a ces consultations entre cousins'' et ''Les rencontres entre dinosaures
n'intéressent pas le peuple algérien et particulièrement
sa jeunesse, livrée à elle-même par cette bande de
... (BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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Algérie - politique- Armée
Lahouari Addi appelle l'armée
à ''se réconcilier avec le peuple'' en faisant un ''dernier
coup d’Etat pour mettre fin au coup d’Etat permanent'' depuis le GPRA
Tizi-ouzou, 6 mai 2011 (bms) -
L'universitaire algérien, l'Oranais Lahouari Addi, appelle l'armée
algérienne à ''se réconcilier avec le peuple'' en
faisant un ''dernier coup d’Etat pour mettre fin au coup d’Etat permanent
et pour aider, comme en Egypte, la transition démocratique''.
''Pour éviter une confrontation
violente avec la population – car l’Algérie n’est pas à l’abri
de la fièvre démocratique qui s’est emparée de la
région – l’armée devrait mettre fin à la situation
d’exception héritée du passé et permettre à
un Conseil de transition d’organiser des élections dans un délai
de six mois à un an, des élections libres ouvertes à
toutes les sensibilités de la société. L’objectif
est de créer une nouvelle légalité reposant sur la
légitimité populaire. Le dernier coup d’Etat mettra fin à
la mystique populiste qui érige l’armée en souverain'', écrit
M. Addi dans une contribution
publiée jeudi par le quotidien El Watan.
''Faire appel à l’armée
pour une rupture du coup d’Etat permanent n’est pas un appel à un
putsch, mais au contraire, une tentative de débloquer la crise née
du renversement du GPRA et aussi de la volonté de l’armée
de se substituer au corps électoral exerçant en son nom la
souveraineté'', ajoute l'universitaire algérien comme pour
dire que le pays gagnerait à ce que ce soit l'armée qui se
saisisse de l'opportunité historique de l'ehure pour offrir la démocratie
aux algériens.
''Les générations
nées après l’indépendance sont attachées à
leur armée, car elles savent que leurs parents ont souffert pour
la créer durant la guerre de Libération nationale. Elle est
le seul acquis tangible du mouvement de libération nationale. C’est
aux officiers du commandement militaire de montrer qu’ils sont avec leur
peuple en prenant deux décisions : la destitution de Bouteflika
(abdelaziz, le président algérien en exwercice, ndlr) pour
maladie et incompétence, et la dissolution du DRS pour activités
illégales'', conclut M. ADDI.(BMS -
Lire la contribution sur le site d'El Watan ou en
capture d'écran.(BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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Algérie-politique
Il y a comme du Ali Abdellah
Saleh dans les reformes annoncées par Bouteflika (chronique)
Tizi-ouzou, 3 mai 2011 (bms)- Permettez-moi
au nom de la liberté d'expression dont nous célébrons
la journée mondiale ce 3 mai, de dire que je sens comme du Ali Abdellah
Saleh, le président yéménite, dans les reformes politico-juridiques
annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika.
Tout d'abord, je remarque,
sur le plan de la forme, qu'il a annoncé ces reformes en conseil
des ministres et qu'il ne s'agit pas d'un discours que tout le monde aura
écouté et enregistré. Il s'agit d'un compte rendu
de ses services qui ne l'engage pas sur le plan protocolaire et historique.
Il s'agit d'une lecture de ses propos faite par ses services qui peuvent
se déjuger particulièrement si des réactions de l'intérieur
du système y font opposition.
Ensuite ce ne sont que de
bonnes intentions qui restent formelles car sur le fond, mis à part
l'exclusion de l'ex-FIS, rien n'est clair. Toute la démarche visant
à réformer la constitution est verrouillée si bien
qu'à tout moment on peut arrêter tout et remettre les choses
aux calendes grecques. Et puis Bouteflika et surtout ceux avec qui il a
gouverné vont rester jusqu'en 2014, voire plus. Ceci ne manquera
pas de susciter des tensions notamment en Kabylie où Bouteflika
n'a pas la côte, les partis (FFS et RCD) et les organisations (MAK,
aarchs) les plus représentatifs de cette région ne lui accordant
pas de crédit surtout depuis le printemps noir qui a coûté
la vie à 128 personnes dans cette région sans que personne
ne soit jugé. La nation est divisée qu'on le veuille ou pas.
Enfin, ceux qui vont parrainer
ces reformes sont tous liés au système et les partis politiques
tout comme les personnalités nationales ne seront que consultés.
Ils feront, au mieux, de la figuration. Abdelkader Bensalah, du sénat,
est connu comme l'est l'institution dont il est le président. Tous
les partis d'opposition ne parlent que de chambre ultime d'enregistrement
après l'APN. Même si je me refuse d'insulter l'avenir, je
reste pessimiste et comme une bonne partie des algériens, qui pourrait
être la majorité, je dirai que nous sommes las d'attendre
qu'on nous permette de construire un vrai pays démocratique, fraternel
et ouvert, capable de résister aux appétits grandissants
du néocolonialisme qui frappe à tous les murs mal construits
à travers le monde. Rebbi Yestar, nos murs sont lézardés
par l'injustice, la hogra, la corruption, le clientélisme, le piston,
l'absence de soins dans les hôpitaux, le chomage des jeunes, l'enrichissement
illégal, le voyourisme à tous les coins de rue, la repression
des citoyens qui réclament leur droit, les détournements
massifs betc.
Pour éclairage, Ali
Abdallah Salah, le président Yémenite, est connu pour ses
retournements. Il a annoncé un jour qu'il ne se représentera
pas à l'élection présidentielle affirmant ''qu'il
vaut mieux se raser soi-même au lieu de se faire tendre par les autres'',
comprenez les occidentaux. Mais à quelques semaines du scrutin il
fait une volte-face spectaculaire et va de volte-face à une autre
à ce jour. Pendant ce temps, son pays tombe en ruine et son peuple
vit dans la misère et la colère. Faut-il vous faire un dessin
pour comprendre mes inquiétudes.(BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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Kabylie-autonomie
Ferhat Mehenni met en ''réserve''
Arezki Bakir et l'ASKAF devient MKF présidée par Kireche
Tizi-ouzou, 27 avril 2011 (BMS)-
Il
semble bien que ça bouge du côté des autonomistes kabyles
comme le laisse apparaître la mise en ''réserve'' d'Arezki
Bakir, qui vient d'être déchargé de la présidence
du Haut conseil à la diaspora kabyle, (HCDK), lié au président
du Gouvernement provisoire Kabyle (GPK), de Ferhat Mehenni.
Arezki Bakir ''est désormais
« libéré de ses charges officielles à la tête
de cette instance du GPK (...) à la demande de ce dernier et d’un
commun accord'' avec M. Mehenni, selon l'agence Siwel citant un communiqué
du GPK, signé par Makhlouf Idri, porte-parole de l’Anavad.
On ignore pour l'heure les
raisons réelles de cette forme de mise à l'écart de
M. Bakir qui s'est distingué par une terminologie virulente à
l'égard de ceux qui allaient s'avérer être des membres
du GPK dans une réaction après l'affaire liée à
ce qui était considéré comme un complot visant l'assassinat
de M. Mehenni. Les retombées de cette affaire ont fini par faire
quitter le GPK et le MAK à pas moins de cinq ministres dont le plus
en vue est Idir Djouder qui ne s'est pas gêné de révéler
quelques dessous financiers dans ses relations avec M. Mehenni. Une première
lecture et la plus plausible est que M. Mehenni tente de ramener dans son
sillage ces membres influents dans la sphère autonomiste traditionelle
avant qu'ils ne n'aillent au bout de leur menace de créer un mouvement
dissident.
M.Bakir a mis le feu aux poudres
dans l'affaire de complot de l'assassinat via son blog comme il s'est distingué
par sa participation à une réunion de l'extrême droite
sur l'islamisme, nuisant aux sympathies des autonomistes en France. Pour
son malheur même l'Association des kabyles de France, qu'il présidait,
lui échappe. Cette organisation est devenue le mouvement des kabyles
de France (MKF) et est présidée par Nafaa Kireche.(BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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Kabylie-20Avril: Le MAK mobilise
cinq fois plus que la CNCD - partis politiques à Tizi-ouzou -
20 avril 2011 - Le constat est indéniable.
Le mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) de Ferhat Mehenni a mobilisé
mercredi cinq fois plus de troupes que la Coordination nationale pour le changement
et la démocratie, dite CNCD-partis politiques, à l'occasion
de deux marches qui se suivaient en fin de matinée, au départ
du campus universitaire de Hasnaoua de Tizi-ouzou et du rond point du 20
avril.
Les autonomistes qui plaçaient
cette marche dans le cadre d'un appel à 'l'autodétermination
du peuple kabyle'', alors que jusqu'ici ils militaient pour l'autonomie
de la Kabylie, ont réuni environ 1.200 personnes à leur marche
alors que celle de la CNCD peinait à regrouper 150 à 200
manifestants. Le MAK s'attendait à 70.000, selon un de ses responsables
cité dans la matinée par l'agence Siwel liée au gouvernement
provisoire kabyle créé et présidé par Ferhat
Mehenni le 1er juin 2010 à Paris (France). Il est plausible que
la récente crise interne au Mak et au GPK, marquée par le
départ de cinq ministres, ait eu un effet sur la stagnation de la
mobilisation, voire son recul, à Tizi-ouzou par rapport à
l'année dernière et au 12 janvier dernier. Il est indéniable
également de constater que le mouvement de M. Mehenni semble avoir
les faveurs des jeunes notamment parmi les étudiants.
Autre constat: le 20 avril
n'est plus ce qu'il était. A la faiblesse de la mobilisation du
RCD via la CNCD s'ajoute un effacement total du Front des forces socialistes
(FFS), l'autre parti crédité d'une large influence en
Kabylie. Ensuite, les deux marches se sont déroulées au milieu
d'un souk à ciel ouvert sur les accotements de presque tout l'itinéraire.
Il est loin le temps des grèves générales qui accompagnaient
les marches, communes mais sans qu'elle ne soient déclarées
ainsi, à l'occasion de chaque date du 20 avril. C'était le
temps du Mouvement culturel berbère (MCB). C'était juste
en 1994 et 1995. C'était il y a 16 ans.(BMS)
Belkacemi Mohand Said
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Algérie-politique: La
section de Tizi Ouzou de la CNCD - partis politiques appelle à une
marche ''pacifique et unitaire'' dans la capitale du Djurdjura -
19
avril 2011 - La section de Tizi
Ouzou de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie
dite CNCD-partis politiques appelle à une marche ''pacifique et
unitaire mercredi dans la capitale du Djurdujra , à l'occasion de
la cdélebration du 31ème anniversaire du printemps berbère
ou amazighe.
La section ''invite les citoyennes et citoyens à
s’unir et à dépasser toutes leurs différences et à
prendre part à la marche pacifique et unitaire qui aura lieu le
mercredi 20 avril 2011 à 10h00, à Tizi ouzou ; du carrefour
du 20 avril au siége de la wilaya. La mobilisation solidaire et
simultanée de tous est le meilleur moyen pour vaincre la politique
de corruption et de répression', précise un appel rendu public
dans une copie a été reçu à Kabylie News.
Pour la CNCD, qui dit proner ''un changement
radical du système, la commémoration du 20 avril ''n’est
pas un moment de nostalgie ; c’est un message d’espoir. Ce repère
nié par les tenants de l’histoire officielle, fut, reste et restera
une clé et un projet. C’est une clé parce que notre jeunesse
doit connaître la vérité sur notre histoire pour éviter
les pollutions, déjouer les manipulations et arrêter les détournements
symboliques et politiques qui pèsent sur Avril 80 et plus généralement
sur la mémoire algérienne. C’est un projet parce que le printemps
amazigh ouvre les portes de l’avenir et de l’universalité''.(BMS)
Belkacemi Mohand Said
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Tizi Ouzou-police: Moussa
Bellabes installé à la tête de la sûreté
de la wilaya de Tizi-ouzou - 12
avril 2011 - Moussa
Bellabes a été installé lundi à à
la tête de sûreté de la wilaya de Tizi-ouzou en remplacement
de Amar Djenati, qui a occupé la fonction juste ces cinq derniers
mois. M. Bellabes est non seulement un enfant de la région puisqu'il
est originaire du village Ahriq (commune de Bouzeguene), mais aussi quelqu'un
qui connaît le secteur pour avoir été chef de sûreté
de Daïra à Ain El Hammam, Draâ Ben Khedda et Tigzirt.
Le nouveau chef de la
police de Tizi-ouzou, dont on dit qu'il est un homme d'action et n'a pas
peur d'affronter les difficultés, hérite d'une situation
difficile notamment au chef lieu de Wilaya marquée par une anarchie
sur la voie sans pareille dans l'histoire de la ville, un recours presque
quotidien au blocages de la voie publique pour des revendications sociales
diverses et une insécurité faite d'agressions de diverses
formes touchant même de hauts cadres comme l'a été
un directeur des œuvres universitaires récemment.
Cette situation ne date pas
de l'arrivée de M. Djenati mais bien de celui qu'il avait remplacé
et qui a été promu à un poste important à Alger.
La nomination de M. Bellabes et le ''limogeage'' de M. Djenati seraient
intervenus après, disent certaines sources, un coup de colère
du Wali de Tizi-ouzou, M. Abdelkader Bouazghi qui serait allé jusqu'à
menacer de démissionner amenant le ministre de l'intérieur
et le Directeur de la police nationale à se déplacer à
Tizi-ouzou pour l'en dissuader et le conforter en signant le départ
du chef de la police de Tizi-ouzou. La version serait plausible mais non
confirmée par des sources généralement bien informées.
Le village Ahriq et
la famille Bellabes auront donné à la Wilaya de Tizi-ouzou,
avec la nomination de M. Moussa Bellabes, un deuxième haut responsable
pour gérer une institution d'importance, après l'élection
à la tête de l'Assemblée populaire de la Wilaya (APW)
de M. Mahfoudh Bellabes. Il sont cousins au village mais aux parcours différents,
le premier commis de l'Etat et l'autre élu sous les couleurs du
RCD (opposition). (BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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Kabylie-autonomie-crise: La
crise interne au mouvement autonomiste kabyle s'amplifie avec un Idir Djouder
qui menace de poursuites judiciaires contre la direction du Mak-France
- 8 avril 2011 - A peine une année après l'installation
en France d'un gouvernement kabyle provisoire (GPK dit Anavad), dirigé
par Ferhat Mehenni, une crise interne au mouvement autonomiste, incarné
depuis 2011 par le MAK, éclate au grand jour et semble s'amplifier.
Idir Djouder, ministre démissionnaire ou démissionné
du GPK annonce une nouvelle démission cette fois du Mak-France et
menace de porter l'affaire des finances du mouvement en justice. ''Afin
de respecter les dispositions des statuts et du règlement intérieur
du M.A.K France, dans l’affaire dite de ‘‘l’argent donné par le
Maroc au M.A.K’’, je démissionne de ce mouvement aujourd’hui mercredi
6 avril 2011. Ainsi, il m’est plus facile, sans devoir me justifier auprès
du conseil d’administration de ce mouvement, d’entreprendre des actions
tant politiques que judiciaires dans cette affaire de détournement
des fonds destinés au Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie,
au profit des hauts responsables de ce parti. Affaire à suivre….''.
Telle est la déclaration que M. Djouder a mis en ligne sur le site
de sa radio, kabyle-fm.
Idir Djouder a été décrié par les responsables
du MAK et du GPK, y compris par Ferhat Mehenni, qui a démenti que
son gouvernement reçoive de l'argent du Maroc, comme l'a clairement
affirmé Idir Djouder qui parlait d'une somme mensuelle de 25.000
euros par mois dans un entretien à AP-Kabyle.
Cette crise a réduit le GPK à quelques
membres alors qu'une lutte très serrée semblait engagée
pour le contrôle du MAK-France. La démission de sept membres
de cette structure, dont sa présidente élue AMGOUD Djamila,
à compter du 3 avril et la déclaration de Idir Djouder laisse
présager que les choses vont se déplacer sur le plan politique
avec la création d'une ou de nouvelles structures militantes autonomistes
loin du giron du Mak et du GPK. Les simples militants restent de leur coté
abasourdis par tant de divisions pour des histoires de sous, comme le laissent
apparaître leurs réactions sur les forums de sites internet(BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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