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Algérie-politique
Hocine Aït-Ahmed du FFS trouve ''peu crédibles'' les propositions de réformes proposées par Bouteflika

Tizi-ouzou, 11 juin 2011 (bms) - Hocine Aït-Ahmed, le leader charismatique du Front des forces socialistes (FFS) et personnalité historique de la révolution algérienne, trouve ''peu crédibles'' les propositions de réformes proposées par le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a chargé une commission de recueillir les avis des partenaires et opposants du pouvoir avant de décider de réformes à engager.
    ''Dans notre pays, la crise nationale continue et les propositions de réformes proposées par le Chef de l’Etat sont peu crédibles et peu susceptibles de remédier au tsunami politique, économique et social provoqué par la décennie de sang suivie par une décennie de prédation de grande ampleur'', estime M. Ait Ahmed Hocine estime dans une note aux militants, diffusée sur le blog ffs1963.unblog.fr qui défend les thèses du plus vieux parti d'opposition algérienne. 
    ''Je m’interroge sur les fonctions véritables assignées à cette commission. Objectivement, on cherche à gagner du temps mais surtout à faire diversion'', ajoute Ait Ahmed qui a critiqué la conclusion d'un ''train d’accords commerciaux et financiers avec des partenaires étrangers'', jugeant qu'ils risquent de compromettre la sécurité nationale ''voire même la souveraineté du pays''. 
    ''Nous dirons la vérité, toute la vérité à l’opinion publique nationale et en temps voulu, nous proposerons les mesures nécessaires pour empêcher le bradage du pays'', promet Ait Ahmed dont la sortie intervient moins de 24 heures après l'annonce de la participation aux consultations politiques de l'ancien SG du FLN, Abdelhami Mehri, considéré tout récemment proche des vues du FFS. D'ailleurs au moins un journal évoquait samedi  la possibilité d'une participation de Hocine Ait Ahmed aux consultations de la commission de Abdelkader Bensaleh (le chef du sénat), avec l'annonce de celle de Mehri. Ait Ahmed, fidèle à lui-même, vient d'assener un énième niet au pouvoir algérien.(BMS) 

BELKACEMI Mohand Said
    Le texte intégral de son message 
    Note de Hocine Aït-Ahmed au secrétariat national du FFS 
 
    Chers camarades,
    A la suite de mes rencontres avec, entre autres, notre Premier secrétaire et le Président de notre Comité Ethique, je souhaiterai vous faire partager l’essentiel de nos discussions.
    Dans notre pays, la crise nationale continue et les propositions de réformes proposées par le Chef de l’Etat sont peu crédibles et peu susceptibles de remédier au tsunami politique, économique et social provoqué par la décennie de sang suivie par une décennie de prédation de grande ampleur.
    Je m’interroge sur les fonctions véritables assignées à cette commission. Objectivement, on cherche à gagner du temps mais surtout à faire diversion. Comment peut-on choisir ce moment pour, dans l’opacité absolue, conclure un train d’accords commerciaux et financiers avec des partenaires étrangers ? C’est la sécurité nationale, voire même la souveraineté du pays,  qui peuvent être compromises. Ne profite-t- on  pas du contexte national et régional pour dépecer le pays ?   Certes ce pays ne peut pas s’arrêter de vivre mais des décisions économiques et financières qui engagent l’avenir de générations entières exigent un débat transparent, sérieux et un consensus de la Nation. Hier, des décisions ont été prises dans la précipitation et l’opacité, alors que c’était le destin de tout le pays qui se jouait. Pour nous, cette ère est révolue. Nous dirons la vérité, toute la vérité à l’opinion publique nationale et en temps voulu, nous proposerons les mesures nécessaires pour empêcher le bradage du pays. 
    Revenons aux aspects politiques de la crise, après avoir déstructuré les rapports entre État et citoyens, puis entre les citoyens eux-mêmes, le problème de gouvernance du pays est en train de détruire les relations entre les institutions elles-mêmes. Ceci risque de faire muter la crise de gouvernance en crise d’Etat défaillant. Ce qui peut connecter l’Algérie de la manière la plus dangereuse qui soit sur la crise globale.
    Au plan régional, la guerre de Libye résultant de l’action criminelle du régime de Kadhafi et des visées impérialistes françaises, britanniques et … américaines, fait craindre la perspective du chaos.
    La position algérienne est difficile à lire : d’une part un soutien officiel à Kadhafi au nom de la stabilité quand d’autre part est menée, dans la presse et sur les sites électroniques, une campagne totalement alignée sur les positions françaises.
    L’opinion publique quant à elle a condamné la position de Kadhafi et déploré le comportement officiel algérien. De même qu’elle condamne l’agression militaire contre la Libye.
    Par ailleurs, les turbulences que traversent les jeunes Révolution tunisiennes et égyptiennes inquiètent l’opinion et influent sur le moral. Mais elles confortent l’opinion la plus large dans sa conviction que seule une action organisée s’inscrivant dans une perspective démocratique et non violente peut faire émerger une alternative sérieuse à la crise nationale.
    L’option du coup d’Etat défendue, fait quelques émules mais n’arrive pas à convaincre au-delà de quelques cercles très limités.
    Chers camarades, 
    Pour ce qui concerne notre parti, je souhaiterai d’abord vous renvoyer à l'adresse que j'avais envoyée à la dernière session du Conseil national, et qui se concluait ainsi: ” Ce moment est  important et comme tel il nous force à nous dépasser. Nous devons être capables de donner le meilleur de nous-mêmes, non dans des actes faussement héroïques et spectaculaires, mais dans la discipline que nous saurons nous imposer. Une discipline qui nous forcera à nous dépasser quotidiennement pour construire, construire, construire…
    Là où certains voudraient que l’on participe à leur œuvre de destruction de ce bien, l’Algérie, dont l’Histoire et les générations futures témoigneront combien nous avons œuvré à la préservation. 
    Mais revenons à ce moment précis dont il est important de prendre la juste mesure. Nous avons tous pu mesurer le respect que nos compatriotes autant que nos partenaires étrangers portent à notre parti. Ce respect, nous avons le devoir de le faire fructifier en nous investissant dans la construction des institutions capables, à partir du parti, d’aller à la rencontre des algériennes et des algériens qui partagent nos valeurs de démocratie, de liberté et d’engagement citoyen.
    J’ai à cet effet, et après discussion avec la direction du parti, chargé cette dernière de prendre un certain nombre de mesures allant dans le sens de la mise en place des outils qui ont pour double mission d’accélérer le processus d’ouverture sur la société et d’amorcer le processus d’évaluation.
    Nous avons déterminé quatre chantiers à ouvrir en priorité : Les jeunes, Les travailleurs, Les femmes et la feuille de route d’étape de restructuration du parti.” 
    Chers camarades, 
    Pour nous donner les moyens de réussir, j’ai demandé au Premier secrétaire de réaménager le Secrétariat national en conséquence.
    Enfin, je vous informe que j’ai instruit le Président de notre Comité Ethique afin de le renforcer et lui permettre de remplir ses missions et compétences. Cette instance est appelée à jouer un rôle déterminant dans la vie du parti au regard des défis que nous allons devoir relever.
    Je vous souhaite un bon travail.
    Hocine
 
 
 
Algérie-politique
Abdelhamid Mehri au secours de la commission Bensaleh sur les réformes politiques

Tizi-ouzou, 11 juin 2011 (bms) -L'ex-secrétaire général du Front de libération nationale, Abdelhamid Mehri, a annoncé sa participation aux consultations sur les réformes politiques menées par Abdelkader Bensaleh, président du sénat algérien, avec deux autres membres, au nom du président algérien Abdelaziz Bouteflika.
    M. Mehri est ainsi, pour nombre d'observateurs, d'un réel secours pour la commission Bensaleh dont la crédibilité s'effilochait au fil des jours devant le peu de poids politique des personnalités et autres partis qu'elle a reçus jusqu'ici. Mehri apporterait ainsi de la crédibilité à ces consultations non pas en raison de son poids politique dans sa famille traditionnelle qu'est le FLN dont il a été S.G. ou de son passé d'homme du système pour avoir été ambassadeur à Paris (France), mais par sa proximité récente avec le plus vieux parti de l'opposition algérienne, le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Ait Ahmed, alors que celui-ci a vertement critiqué ces consultations politiques et ne devrait pas y prendre part.
    Certains journaux de la presse algérienne évoquaient samedi des garanties que Mehri aurait obtenues sur le sérieux des consultations menées par la commission Bensaleh pour justifier sa participation alors que d'autres pensent que le vieux militant du FLN ne fait que ''rentrer dans les rangs'' de sa famille politique traditionnelle. Cette sortie de Mehri arrive alors même que l'un des membres de la commission Bensaleh, Mohamed Boughazi, est cité la veille (vendredi) dans une enquête du journal El WATAN sur le détournement de l'argent public de l'ANSEJ (agence de soutien aux jeunes). 
     Par ailleurs, les consultations menées par Bensaleh en compagnie de l'ex-général Touati et Mohamed Boughazi, dévoilent encore une fois une absence (ou opposition?) des hommes politiques issus de la région frondeuse qu'est la Kabylie. A l'absence du FFS qui reste très influent dans cette région, s'ajoute celle de son frère-ennemi, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Said SADI. Il est de notoriété politique et publique que les autres partis et organisations ne mobilisent pas grand chose en Kabylie face à ces deux partis. 
    Enfin notons ces réactions postées sur un forum internet genre ''la moyenne d'âge de ceux que Bensaleh consulte est de 60 ans, c'est-a-dire que la jeunesse est absente (...), Mehri est un enfant du pouvoir, trois le peuple ne croit pas a ces consultations entre cousins'' et ''Les rencontres entre dinosaures n'intéressent pas le peuple algérien et particulièrement sa jeunesse, livrée à elle-même par cette bande de ... (BMS)

BELKACEMI Mohand Said
Algérie - politique- Armée
Lahouari Addi appelle l'armée à ''se réconcilier avec le peuple'' en faisant un ''dernier coup d’Etat pour mettre fin au coup d’Etat permanent'' depuis le GPRA

Tizi-ouzou, 6 mai 2011 (bms) - L'universitaire algérien, l'Oranais Lahouari Addi, appelle l'armée algérienne à ''se réconcilier avec le peuple'' en faisant un ''dernier coup d’Etat pour mettre fin au coup d’Etat permanent et pour aider, comme en Egypte, la transition démocratique''.
    ''Pour éviter une confrontation violente avec la population – car l’Algérie n’est pas à l’abri de la fièvre démocratique qui s’est emparée de la région – l’armée devrait mettre fin à la situation d’exception héritée du passé et permettre à un Conseil de transition d’organiser des élections dans un délai de six mois à un an, des élections libres ouvertes à toutes les sensibilités de la société. L’objectif est de créer une nouvelle légalité reposant sur la légitimité populaire. Le dernier coup d’Etat mettra fin à la mystique populiste qui érige l’armée en souverain'', écrit M. Addi dans une contribution publiée jeudi par le quotidien El Watan.
    ''Faire appel à l’armée pour une rupture du coup d’Etat permanent n’est pas un appel à un putsch, mais au contraire, une tentative de débloquer la crise née du renversement du GPRA et aussi de la volonté de l’armée de se substituer au corps électoral exerçant en son nom la souveraineté'', ajoute l'universitaire algérien comme pour dire que le pays gagnerait à ce que ce soit l'armée qui se saisisse de l'opportunité historique de l'ehure pour offrir la démocratie aux algériens.
    ''Les générations nées après l’indépendance sont attachées à leur armée, car elles savent que leurs parents ont souffert pour la créer durant la guerre de Libération nationale. Elle est le seul acquis tangible du mouvement de libération nationale. C’est aux officiers du commandement militaire de montrer qu’ils sont avec leur peuple en prenant deux décisions : la destitution de Bouteflika (abdelaziz, le président algérien en exwercice, ndlr) pour maladie et incompétence, et la dissolution du DRS pour activités illégales'', conclut M. ADDI.(BMS - Lire la contribution sur le site d'El Watan ou en capture d'écran.(BMS)

BELKACEMI Mohand Said
Algérie-politique
Il y a comme du Ali Abdellah Saleh dans les reformes annoncées par Bouteflika (chronique)

Tizi-ouzou, 3 mai 2011 (bms)- Permettez-moi au nom de la liberté d'expression dont nous célébrons la journée mondiale ce 3 mai, de dire que je sens comme du Ali Abdellah Saleh, le président yéménite, dans les reformes politico-juridiques annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika.
    Tout d'abord, je remarque, sur le plan de la forme, qu'il a annoncé ces reformes en conseil des ministres et qu'il ne s'agit pas d'un discours que tout le monde aura écouté et enregistré. Il s'agit d'un compte rendu de ses services qui ne l'engage pas sur le plan protocolaire et historique. Il s'agit d'une lecture de ses propos faite par ses services qui peuvent se déjuger particulièrement si des réactions de l'intérieur du système y font opposition.
    Ensuite ce ne sont que de bonnes intentions qui restent formelles car sur le fond, mis à part l'exclusion de l'ex-FIS, rien n'est clair. Toute la démarche visant à réformer la constitution est verrouillée si bien qu'à tout moment on peut arrêter tout et remettre les choses aux calendes grecques. Et puis Bouteflika et surtout ceux avec qui il a gouverné vont rester jusqu'en 2014, voire plus. Ceci ne manquera pas de susciter des tensions notamment en Kabylie où Bouteflika n'a pas la côte, les partis (FFS et RCD) et les organisations (MAK, aarchs) les plus représentatifs de cette région ne lui accordant pas de crédit surtout depuis le printemps noir qui a coûté la vie à 128 personnes dans cette région sans que personne ne soit jugé. La nation est divisée qu'on le veuille ou pas.
    Enfin, ceux qui vont parrainer ces reformes sont tous liés au système et les partis politiques tout comme les personnalités nationales ne seront que consultés. Ils feront, au mieux, de la figuration. Abdelkader Bensalah, du sénat, est connu comme l'est l'institution dont il est le président. Tous les partis d'opposition ne parlent que de chambre ultime d'enregistrement après l'APN. Même si je me refuse d'insulter l'avenir, je reste pessimiste et comme une bonne partie des algériens, qui pourrait être la majorité, je dirai que nous sommes las d'attendre qu'on nous permette de construire un vrai pays démocratique, fraternel et ouvert, capable de résister aux appétits grandissants du néocolonialisme qui frappe à tous les murs mal construits à travers le monde. Rebbi Yestar, nos murs sont lézardés par l'injustice, la hogra, la corruption, le clientélisme, le piston, l'absence de soins dans les hôpitaux, le chomage des jeunes, l'enrichissement illégal, le voyourisme à tous les coins de rue, la repression des citoyens qui réclament leur droit, les détournements massifs betc.
    Pour éclairage, Ali Abdallah Salah, le président Yémenite, est connu pour ses retournements. Il a annoncé un jour qu'il ne se représentera pas à l'élection présidentielle affirmant ''qu'il vaut mieux se raser soi-même au lieu de se faire tendre par les autres'', comprenez les occidentaux. Mais à quelques semaines du scrutin il fait une volte-face spectaculaire et va de volte-face à une autre à ce jour. Pendant ce temps, son pays tombe en ruine et son peuple vit dans la misère et la colère. Faut-il vous faire un dessin pour comprendre mes inquiétudes.(BMS)

BELKACEMI Mohand Said 
Kabylie-autonomie
Ferhat Mehenni met en ''réserve'' Arezki Bakir et l'ASKAF devient MKF présidée par Kireche 

Tizi-ouzou, 27 avril 2011  (BMS)- Il semble bien que ça bouge du côté des autonomistes kabyles comme le laisse apparaître la mise en ''réserve'' d'Arezki Bakir, qui vient d'être déchargé de la présidence du Haut conseil à la diaspora kabyle, (HCDK), lié au président du Gouvernement provisoire Kabyle (GPK), de Ferhat Mehenni.
    Arezki Bakir ''est désormais « libéré de ses charges officielles à la tête de cette instance du GPK (...) à la demande de ce dernier et d’un commun accord'' avec M. Mehenni, selon l'agence Siwel citant un communiqué du GPK, signé par Makhlouf Idri, porte-parole de l’Anavad.
    On ignore pour l'heure les raisons réelles de cette forme de mise à l'écart de M. Bakir qui s'est distingué par une terminologie virulente à l'égard de ceux qui allaient s'avérer être des membres du GPK dans une réaction après l'affaire liée à ce qui était considéré comme un complot visant l'assassinat de M. Mehenni. Les retombées de cette affaire ont fini par faire quitter le GPK et le MAK à pas moins de cinq ministres dont le plus en vue est Idir Djouder qui ne s'est pas gêné de révéler quelques dessous financiers dans ses relations avec M. Mehenni. Une première lecture et la plus plausible est que M. Mehenni tente de ramener dans son sillage ces membres influents dans la sphère autonomiste traditionelle avant qu'ils ne n'aillent au bout de leur menace de créer un mouvement dissident.
    M.Bakir a mis le feu aux poudres dans l'affaire de complot de l'assassinat via son blog comme il s'est distingué par sa participation à une réunion de l'extrême droite sur l'islamisme, nuisant aux sympathies des autonomistes en France. Pour son malheur même l'Association des kabyles de France, qu'il présidait, lui échappe. Cette organisation est devenue le mouvement des kabyles de France (MKF) et est présidée par Nafaa Kireche.(BMS)

BELKACEMI Mohand Said 
Kabylie-20Avril: Le MAK mobilise cinq fois plus que la CNCD - partis politiques à Tizi-ouzou - 20 avril 2011 - Le constat est indéniable. Le mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) de Ferhat Mehenni a mobilisé mercredi cinq fois plus de troupes que la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, dite CNCD-partis politiques, à l'occasion de deux marches qui se suivaient en fin de matinée, au départ du campus universitaire de Hasnaoua de Tizi-ouzou et du rond point du 20 avril.
    Les autonomistes qui plaçaient cette marche dans le cadre d'un appel à 'l'autodétermination du peuple kabyle'', alors que jusqu'ici ils militaient pour l'autonomie de la Kabylie, ont réuni environ 1.200 personnes à leur marche alors que celle de la CNCD peinait à regrouper 150 à 200 manifestants. Le MAK s'attendait à 70.000, selon un de ses responsables cité dans la matinée par l'agence Siwel liée au gouvernement  provisoire kabyle créé et présidé par Ferhat Mehenni le 1er juin 2010 à Paris (France). Il est plausible que la récente crise interne au Mak et au GPK, marquée par le départ de cinq ministres, ait eu un effet sur la stagnation de la mobilisation, voire son recul, à Tizi-ouzou par rapport à l'année dernière et au 12 janvier dernier. Il est indéniable également de constater que le mouvement de M. Mehenni semble avoir les faveurs des jeunes notamment parmi les étudiants.
    Autre constat: le 20 avril n'est plus ce qu'il était. A la faiblesse de la mobilisation du RCD via la CNCD s'ajoute un effacement total du Front des forces socialistes (FFS), l'autre parti crédité d'une large influence en  Kabylie. Ensuite, les deux marches se sont déroulées au milieu d'un souk à ciel ouvert sur les accotements de presque tout l'itinéraire. Il est loin le temps des grèves générales qui accompagnaient les marches, communes mais sans qu'elle ne soient déclarées ainsi, à l'occasion de chaque date du 20 avril. C'était le temps du Mouvement culturel berbère (MCB). C'était juste en 1994 et 1995. C'était il y a 16 ans.(BMS)
Belkacemi Mohand Said
Algérie-politique: La section de Tizi Ouzou de la CNCD - partis politiques appelle à une marche ''pacifique et unitaire'' dans la capitale du Djurdjura - 19 avril 2011 - La section de Tizi Ouzou de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie dite CNCD-partis politiques appelle à une marche ''pacifique et unitaire mercredi dans la capitale du Djurdujra , à l'occasion de la cdélebration du 31ème anniversaire du printemps berbère ou amazighe. 
    La section ''invite les citoyennes et citoyens à s’unir et à dépasser toutes leurs différences et à prendre part à la marche pacifique et unitaire qui aura lieu le mercredi 20 avril  2011 à 10h00, à Tizi ouzou ; du carrefour du 20 avril au siége de la wilaya. La mobilisation solidaire et simultanée de tous est le meilleur moyen pour vaincre la politique de corruption et de répression', précise un appel rendu public dans une copie a été reçu à Kabylie News.
    Pour la CNCD, qui dit proner ''un changement  radical du système, la commémoration du 20 avril ''n’est pas un moment de nostalgie ; c’est un message d’espoir. Ce repère nié par les tenants de l’histoire officielle, fut, reste et restera une clé et un projet. C’est une clé parce que notre jeunesse doit connaître la vérité sur notre histoire pour éviter les pollutions, déjouer les manipulations et arrêter les détournements symboliques et politiques qui pèsent sur Avril 80 et plus généralement sur la mémoire algérienne. C’est un projet parce que le printemps amazigh ouvre les portes de l’avenir et de l’universalité''.(BMS)
Belkacemi Mohand Said
Tizi Ouzou-police: Moussa Bellabes installé à la tête de la sûreté de la wilaya de Tizi-ouzou - 12 avril 2011 - Moussa  Bellabes a été installé lundi à  à la tête de sûreté de la wilaya de Tizi-ouzou en remplacement de Amar Djenati, qui a occupé la fonction juste ces cinq derniers mois. M. Bellabes est non seulement un enfant de la région puisqu'il est originaire du village Ahriq (commune de Bouzeguene), mais aussi quelqu'un qui connaît le secteur pour avoir été chef de sûreté de Daïra à Ain El Hammam, Draâ Ben Khedda et Tigzirt. 
    Le nouveau  chef de la police de Tizi-ouzou, dont on dit qu'il est un homme d'action et n'a pas peur d'affronter les difficultés, hérite d'une situation difficile notamment au chef lieu de Wilaya marquée par une anarchie sur la voie sans pareille dans l'histoire de la ville, un recours presque quotidien au blocages de la voie publique pour des revendications sociales diverses et une insécurité faite d'agressions de diverses formes touchant même de hauts cadres comme l'a été un directeur des œuvres universitaires récemment.
    Cette situation ne date pas de l'arrivée de M. Djenati mais bien de celui qu'il avait remplacé et qui a été promu à un poste important à Alger. La nomination de M. Bellabes et le ''limogeage'' de M. Djenati seraient intervenus après, disent certaines sources, un coup de colère du Wali de Tizi-ouzou, M. Abdelkader Bouazghi qui serait allé jusqu'à menacer de démissionner amenant le ministre de l'intérieur et le Directeur de la police nationale à se déplacer à Tizi-ouzou pour l'en dissuader et le conforter en signant le départ du chef de la police de Tizi-ouzou. La version serait plausible mais non confirmée par des sources généralement bien informées.
    Le village Ahriq et la famille Bellabes auront donné à la Wilaya de Tizi-ouzou, avec la nomination de M. Moussa Bellabes, un deuxième haut responsable pour gérer une institution d'importance, après l'élection à la tête de l'Assemblée populaire de la Wilaya (APW) de M. Mahfoudh Bellabes. Il sont cousins au village mais aux parcours différents, le premier commis de l'Etat et l'autre élu sous les couleurs du RCD (opposition). (BMS) 
  • BELKACEMI Mohand Said 
  • Kabylie-autonomie-crise: La crise interne au mouvement autonomiste kabyle s'amplifie avec un Idir Djouder qui menace de poursuites judiciaires contre la direction du Mak-France  - 8 avril 2011 - A peine une année après l'installation en France d'un gouvernement kabyle provisoire (GPK dit Anavad), dirigé par Ferhat Mehenni, une crise interne au mouvement autonomiste, incarné depuis 2011 par le MAK, éclate au grand jour et semble s'amplifier.
        Idir Djouder, ministre démissionnaire ou démissionné du GPK annonce une nouvelle démission cette fois du Mak-France et menace de porter l'affaire des finances du mouvement en justice. ''Afin de respecter les dispositions des statuts et du règlement intérieur du M.A.K France, dans l’affaire dite de ‘‘l’argent donné par le Maroc au M.A.K’’, je démissionne de ce mouvement aujourd’hui mercredi 6 avril 2011. Ainsi, il m’est plus facile, sans devoir me justifier auprès du conseil d’administration de ce mouvement, d’entreprendre des actions tant politiques que judiciaires dans cette affaire de détournement des fonds destinés au Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, au profit des hauts responsables de ce parti. Affaire à suivre….''. Telle est la déclaration que M. Djouder a mis en ligne sur le site de sa radio, kabyle-fm.
        Idir Djouder a été décrié par les responsables du MAK et du GPK, y compris par Ferhat Mehenni, qui a démenti que son gouvernement reçoive de l'argent du Maroc, comme l'a clairement affirmé Idir Djouder qui parlait d'une somme mensuelle de 25.000 euros par mois dans un entretien à AP-Kabyle.
        Cette crise a réduit le GPK à quelques membres alors qu'une lutte très serrée semblait engagée pour le contrôle du MAK-France. La démission de sept membres de cette structure, dont sa présidente élue AMGOUD Djamila, à compter du 3 avril et la déclaration de Idir Djouder laisse présager que les choses vont se déplacer sur le plan politique avec la création d'une ou de nouvelles structures militantes autonomistes loin du giron du Mak et du GPK. Les simples militants restent de leur coté abasourdis par tant de divisions pour des histoires de sous, comme le laissent apparaître leurs réactions sur les forums de sites internet(BMS) 
    BELKACEMI Mohand Said 




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